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Une amitié indéfectible
C’est à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles que Jean-Baptiste Dewin fait la connaissance de Joseph De Coene. Celui-ci y suit les cours de dessin et de peinture, en parallèle à sa formation depuis 1893 chez le tapissier bruxellois Snyers, Rang & Co, avec l’objectif de reprendre le commerce de sa mère à Courtrai.
Une amitié forte et indéfectible liera les deux hommes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ponctuée de nombreuses collaborations. De Coene se charge, principalement dans l’interbellum, d’exécuter les décors intérieurs dessinés par Dewin dans de nombreuses villas, hôtels de maître et pour l’hôtel communal de Forest, point culminant de leur collaboration.
C’est avec Joseph De Coene que Dewin embarque le 30 juin 1921 sur le navire Lapland affrété par la Red Star Line pour un voyage en Amérique financé par la fondation Rockefeller dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre. Il s’agit pour lui de s’informer plus précisément dans le cadre de la mission qui vient de lui être confiée d’ériger, au centre de la capitale, le nouvel hôpital universitaire Saint-Pierre. Rigoureusement préparé par le docteur Antoine Depage, ce voyage permet à Dewin de découvrir les techniques de construction hospitalières des États-Unis, mais aussi de visiter les principales universités d’Amérique. Quant à Joseph De Coene, il s’informe plus particulièrement sur les techniques de placage des meubles et notamment sur l’application du triplex mis au point par les Américains, qu’il aimerait intégrer dans son usine de Courtrai.
Extrait de l’article inédit de Benoît Schoonbroodt, Jean-Baptiste DEWIN (1873-1948), mai 2026
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