Origines et formation

On sait peu de choses de l’homme qu’a été Jean-Baptiste Dewin. Il ne nous a pas laissé d’écrits traitant de son œuvre, pas de « mémoires », ni de descendance, ceci expliquant sans doute cela.

Les actes d’état civil de la commune de Forest, où il va résider une bonne partie de sa vie, nous indiquent qu’il est né le 6 juillet 1873 en Allemagne, à Hambourg, d’un père sculpteur ornemaniste d’origine anversoise, Corneille Dewin, et d’une mère allemande, Augusta Klopping. Il en hérite un accent allemand dont il ne parviendra pas, semble-t-il, à se départir. Il cherchera en outre toute sa vie à dissimuler ses origines allemandes qui, il est vrai, ne sont pas bonnes à mettre en valeur dans la période professionnelle qui est la sienne.

C’est son père qui le forme comme ornemaniste et l’initie aux principes de la sculpture, dont il va garder des connaissances importantes et une volonté constante d’orner tous ses bâtiments, tant publics que privés, d’éléments décoratifs et plus spécifiquement de sculptures animalières.

Il semble qu’il rejoigne la Belgique à l’âge de 14 ans, mais qu’il séjourne à Paris chez son oncle presque deux années avant de rejoindre ses parents à Bruxelles. Il habitera successivement à Saint-Gilles, Anderlecht et Forest.

Les actes d’état civil de Forest nous apprennent encore qu’il épouse une certaine Marguerite Quillet, notée comme « rentière », d’origine bruxelloise, dont il se sépare par la suite. De cette union ne naitra aucun enfant.

Les archives de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles nous indiquent qu’il y est admis en section architecture à la rentrée de 1891 et qu’il y suit notamment les cours d’Ernest Acker (architecture) et de Félix Laureys (composition ornementale). Il interrompt toutefois ses études pour reprendre les cours en 1894 et termine son cycle avec succès en 1896. Il y fait la connaissance du futur décorateur-ensemblier Joseph De Coene, qui prendra plus tard en charge le programme décoratif intégral de nombreuses de ses réalisations.

Dès la fin de ses études, Dewin est admis en stage en qualité de dessinateur chez plusieurs architectes. L’un d’entre eux est Georges Hobé, qui va profondément le marquer au niveau de ses choix décoratifs et du dessin de son mobilier.

Extrait de l’article inédit de Benoît Schoonbroodt, Jean-Baptiste DEWIN (1873-1948), mai 2026.

 

Photos