- L’architecte
- Biographie
- Grammaire, formes et matériaux
- Bestiaire
- Typologies
- Sources
- Le catalogue
- L'expert
Institut pour le traitement des maladies des yeux, Clinique du Docteur Henri Coppez
Avenue de Tervueren 68-70 Etterbeek
Auteur(s)
Jean-Baptiste DewinTypologie(s)
CliniqueDate(s)
1912Commanditaire(s)
Dr Henri Coppez
Statut
ClasséSource(s)
ACEtt./TP 2317 (1912), 8518, 8642 (1920)
Lien(s)
Inaugurée à l’été 1913, cette clinique a conservé sa fonction jusque dans les années 1960, avant d’être occupée par le siège d’une mutuelle puis, depuis 2015, par la Banque Delen. La façade a été peu transformée et le rez-de-chaussée présente encore une grande partie de ses décors d’origine.
Il s’agit d’un bâtiment à élévation en briques blanches à trois façades. Celle à rue présente des pilastres en ressaut se terminant en consoles de pierre à double échancrure, qui viennent se nicher sous une corniche à mutules simplifiées. L’entrée est marquée par des grilles de belle facture délimitant la zone de recul, où l’on retrouve des terminaisons en frise d’ovales sur tiges, et par un perron en pierre bleue monumental accosté d’un garde-corps entre pilastres. Certaines allèges du premier étage et de la travée centrale du second sont garnies de mosaïques avec ovales sur tige. Les garde-corps en ferronnerie des balcons sont garnis d’une frise d’abeilles.
En façade à rue, des vitraux aériens avec feuillages surplombant des motifs géométriques orangés animent tous les vitraux du rez-de-chaussée. Les murs des halls sont recouverts tantôt de panneaux de marbre, tantôt de lambris en tesselles de céramique incisées de motifs floraux stylisés. Les sols sont en granito de différentes couleurs. Les impostes de toutes les portes donnant sur les halls sont pourvues de vitraux figurant des ovales stylisés jaunes, découpés de pétales blancs. Les larges couloirs permettent la circulation des malvoyants, qui peuvent s’orienter au son des fontaines ou au toucher des carreaux de céramique en relief représentant insectes, hérons ou batraciens. La cage d’escalier monumentale du hall d’entrée présente des garde-corps en ferronnerie avec des frises d’ovales subdivisés à motif fleuri surmontant des triples balustres. Un cliché ancien atteste de la présence jadis dans le bâtiment d’un jardin d’hiver, agrémenté de plantes vertes en pots sur sellettes disséminées entre des tables rondes.
Dewin a créé ainsi un univers accueillant et ludique, une œuvre d’art globale où couleurs, matériaux et textures se répondent parfaitement, dans une harmonie de teintes.
La clinique sera complétée en 1920 par des annexes de style Art Déco, accueillant un atelier de photographie, des chambres de servantes, des logements pour les infirmières, une chapelle ardente et des bureaux. Réparties de part et d’autre de la cour, en intérieur d’îlot, ces annexes présentent un soubassement en cimentage clair, des élévations en briques orangées et des châssis à petits-bois de teinte vert opale, sous toiture mansardée couverte d’ardoises.
Extrait de l’article inédit de Benoît Schoonbroodt, Jean-Baptiste DEWIN (1873-1948), mai 2026.
Auteur(s)
Jean-Baptiste DewinTypologie(s)
CliniqueDate(s)
1912Commanditaire(s)
Dr Henri Coppez
Statut
ClasséSource(s)
ACEtt./TP 2317 (1912), 8518, 8642 (1920)
Lien(s)
Photos
Localisation
Projets similaires





