Hôpital Saint-Pierre

Rue Haute 296A-​​304, 306-​318, ​320, 322
Bruxelles Pentagone

Typologie(s)
Clinique, Commerce, École
Date(s)
1926 - 1932
Commanditaire(s)
Commission d'Assistance Publique de Bruxelles
Statut
Classé
Source(s)

Archives du CPAS de Bruxelles (ACPASB) / Savoir et Beauté, 1924, 1, pp. 6-15 / L’Émulation, 1928, 12, pp. 105-120 / Le Document, 1933, 7 / Bâtir, 1934, 18, pp. 680-685 / Bâtir, 1934, 35, p. 391 / Bâtir, 1935, 35, pp. 405-411 / Batir, 1936, 48, p. 922 / L’Émulation, 1936, 1, pp. 3-12

De toutes ses réalisations hospitalières, c’est l’hôpital Saint-Pierre, conçu et réalisé entre 1926 et 1935, qui fera la réputation de Jean-Baptiste Dewin dans cette discipline architecturale. L’Université Libre de Bruxelles souhaitait disposer d’un grand hôpital pouvant faire face à l’augmentation des étudiantes (une école d’infirmières y est programmée à front de la rue Haute), à la multiplication des services spécialisés et des laboratoires, ainsi qu’au développement de la recherche clinique.

Dès avril 1921, la Fondation Rockefeller s’engage à mettre 40 millions de francs belges dans la réalisation du projet. Dewin entreprend un voyage aux États-Unis d’où il revient avec l’idée d’un hôpital vertical « à l’américaine », avec de grands corridors, des communications entre tous les bâtiments autour d’un axe central long de 150 mètres. Si, au départ, les pavillons ne font que trois étages, cela s’avère très vite insuffisant pour pallier à l’ensemble des besoins et il est décidé de construire un 4e étage dédié à l’hospitalisation infantile. En 1929, l’érection d’un 5e étage est acquise. Les premiers plans sont approuvés en 1926. C’est seulement en décembre 1931 que Dewin achève les plans des bâtiments longeant la rue Haute, les seuls qui subsistent aujourd’hui.

À son inauguration, le 4 juillet 1935, l’hôpital Saint-Pierre compte 545 lits au lieu des 350 prévus initialement, parmi lesquels 65 berceaux. Chaque spécialité est représentée, avec sa consultation et ses lits d’hospitalisation.

Le long de la rue Haute, où se logent les bâtiments administratifs et l’école d’infirmières, Dewin imagine une longue promenade commerçante avec des vitrines attractives, mises en valeur par des soubassements de marbre bleu belge et des vitraux aériens colorés, le tout sous un auvent en béton percé de dalles translucides.

Aux étages, les bureaux à rue sont dotés de châssis en acier peints en vert très foncé avec incision de petits vitraux en écoinçon, entre des vitrages garnis de vitraux aériens, qui reprennent le motif des branches de cerisier, le même qu’utilisé dans la maison personnelle de l’architecte. Les façades combinent brique, pierre bleue et béton recouvert d’enduit, en marbres et en cimentage. Fort altérés par plusieurs campagnes de travaux, ces bâtiments font l’objet d’un projet ambitieux de rénovation qui vise à restituer l’esprit de Dewin.

Extrait de l’article inédit de Benoît Schoonbroodt, Jean-Baptiste DEWIN (1873-1948), mai 2026.

 

Typologie(s)
Clinique, Commerce, École
Date(s)
1926 - 1932
Commanditaire(s)
Commission d'Assistance Publique de Bruxelles
Statut
Classé
Source(s)

Archives du CPAS de Bruxelles (ACPASB) / Savoir et Beauté, 1924, 1, pp. 6-15 / L’Émulation, 1928, 12, pp. 105-120 / Le Document, 1933, 7 / Bâtir, 1934, 18, pp. 680-685 / Bâtir, 1934, 35, p. 391 / Bâtir, 1935, 35, pp. 405-411 / Batir, 1936, 48, p. 922 / L’Émulation, 1936, 1, pp. 3-12

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